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03 sept 2010 Rentrée sociale mouvementée
A l'issue de la période des congés d'été, la rentrée sociale s'annonce sous des auspices particulièrement difficiles. Le 6 juillet, l'Assemblée Nationale a adopté les orientations budgétaires 2011-2013, projet uniquement comptable qui se déclinera pas de coupes claires dans la politique de l'emploi et par des mesures qui porteront atteinte à la cohésion sociale. Lisez la suite pour en savoir plus...
02 sept 2010 Pour une réforme vraiment juste et efficace
Le projet de réforme des retraites du gouvernement fait peser la quasi totalité des efforts sur les salariés. Il n'assure pas l'avenir du financement des retraites au delà de 2018. Il fait l'impasse sur la situation de l'emploi, alors même qu'elle conditionne l'avenir des régimes de retraite. Il ne répond pas davantage aux exigences de la CFDT. Pour en savoir plus, lisez notre tract.
21 juillet 2010 - A Brest dans le cadre de la campagne Saisonniers, François Chérèque est revenu sur la réforme des retraites dans une interview accordée au Télégramme, le 20 juillet 2010
Le projet de réforme repoussant l'âge de départ à la retraite à 62 ans a été acté par le gouvernement. Les dés sont-ils jetés? Le sort de la réforme des retraites n'est pas scellé tant que la loi n'est pas définitivement votée. Le texte du projet de loi n'appartient plus au président de la République, ni au gouvernement, il est désormais entre les mains des parlementaires. Ce sont les députés qui voteront la loi à l'automne. Nous allons faire pression sur eux pour leur expliquer notre désaccord et leur demander de changer cette loi injuste. Pourquoi vont-ils voter une loi qui amènera les femmes qui ont interrompu leur carrière à partir de 67 ans pour avoir une retraite complète? Pourquoi vont-ils voter une loi qui obligera les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans, dans des emplois parfois pénibles, à cotiser pendant 44 ans? Il faudra expliquer que 2012 ne sera pas seulement une élection présidentielle, mais aussi une élection législative. Quelles sont les propositions de la CFDT, et quelles sont vos marges de manoeuvre? Nous refusons le paramètre 62 ans. Il faut pouvoir maintenir le choix à 60 ans, pouvoir partir avec une retraite complète dès que la durée de cotisation est atteinte. Il est anormal que des salariés qui ont démarré tôt leur carrière professionnelle soient obligés de cotiser 43 ou 44 ans alors que d'autres pourront s'en aller avec 41 années. C'est une question de justice sociale. Il y a des députés villepinistes et du Nouveau Centre qui vont plutôt dans ce sens. Le président de la République a dit qu'il ne tiendra pas compte de la mobilisation du 7 septembre, même si elle est forte. L'automne sera-t-il chaud? Bien sûr, l'automne sera chaud. Nous avons l'habitude d'entendre les hommes politiques affirmer haut et fort, avant un mouvement social, qu'ils ne changeront pas leur position. Nous l'avons déjà vu, la pression de la rue fait parfois bouger les choses. Il est important que la mobilisation du 7 septembre soir forte, car la loi ne doit pas être votée en l'état. Le gouvernement se dit attentif aux questions sur la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés. Est-ce une avancée de sa part? Si le gouvernement estime qu'il u a tant d'inégalités sur ces sujets, c'est que la loi qu'il propose n'est pas bonne et qu'il faut la revoir. Nous arracherons tout ce que nous pourrons pendant le débat parlementaire qui se tiendra du 7 septembre à la mi-octobre. 21 juillet 2010 - La poursuite de la modération salariale et le retour à la hausse des dépense incompressibles promettent une fin d'année 2010 difficile pour le portefeuille des Français. L'année 2010 risque de se terminer de façon morose pour le pouvoir d'achat des Français. Les effets de la crise continuent de se répercuter sur les stratégies des entreprises, tant sur l'emploi que sur les rémunérations. Le plan d'austérité du gouvernement ne manquera pas de peser sur les ressources des fonctionnaires et sur certaines prestations sociales. Parallèlement, les dépenses contraintes reprennent leur envol, et l'inflation augmente. L'effet ciseaux promet d'être douloureux pour de nombreux ménages. Rigueur salariale Dans les branches, les accords salariaux aboutissent en général à des augmentations comprises entre 0,5% et 1,5%. Or, "l'évolution des salaires des deux tiers des salariés dépend de ce qui se passe dans les branches, rapelle Pascal Marco, secrétaire confédéral. La négociation collective est très faible cette année. Et , le Smic ayant peu augmenté, les branches ne trouvent pas nécessaire d'ajuster les grilles". Pire, certaines entreprises continuent de jouer la modération salariale en échange du maintien des emplois. Les fonctionnaires au régime sec Du côté de la fonction publique, la situation s'annonce également compliquée. L'augmentation symbolique du point d'indice et l'annonce d'un éventuel gel des rémunérations entre 2011 et 2013, ne sont pas de bon augure pour le niveau de vie des fonctionnaires. L'augmentation des traitements par l'ancienneté "ne peut se mesurer qu'en moyenne, rappelle Emmanuel Mermet, secrétaire confédéral. De fait, si certains fonctionnaires connaitront une hausse effective de leur traitement, d'autres, dans la même période, constateront une érosion de leur pouvoir d'achat". A l'avenir, la hausse non compensée de la cotisation retraite des fonctionnaires pèsera également sur les traitements. Moyennes trompeuses Ce contexte tendu sur les rémunérations se double d'une reprise à la hausse du coût des dépenses les plus courantes. Pascal Marco appelle à se méfier des moyennes :"L'Insee annonce une augmentation de 1,8% du salaire mensuel de base entre mars 2009 et mars 2010, et une inflation de 1,5% sur la même période, soit, théoriquement, une augmentation de 0,3% du pouvoir d'achat. Mais quelle est la réalité de ce gain?". En effet, entre juin 2009 et juin 2010, toujours selon l'Insee, les dépenses liées au transport ont augmenté de 2,8% et de 11,5% pour les carburants. Celles liées au logement ont enregistré une hausse de 3,5%, le prix du gasz et de l'électricité ayant crû de 7,3%. Les primes d'assurance ont augmenté de 5,3%, et les dépenses liées à l'éducation de 4,3%. Le poids du logement
Ces tendances sur douze mois se sont renforcées au cours du dernier trimestre, exception faite de la récente diminution du prix du pétrole. L'immobilier semble quelque peu marquer le pas. Mais la menace qui pèse sur les mesures d'aide à l'acquisition, dans le cadre du plan de rigueur, risque de rendre encore plus difficile l'accès au logement. Quant aux loyers, l'Insee publie un indice de référence en augmentation de 0,57%. Une quasi-stabilité qui ne doit pas masquer celle des aides directes au logement, ni le choix qui devra être fait par certaines familles entre la demi-part fiscale et l'APL pour un logement étudiant.
Pour consulter, cliquer ici
Pour le consulter, cliquer ici Et pour plus d'explications, lisez notre tract. 29/06/2010 - Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, réunies le 29 juin 2010 au siège de la CFDT, ont décidé d'une journée nationale de grèves et de manifestations, le 07 septembre, contre le projet injuste de réforme des retraites.
Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n'apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité. Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes. Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet. Cette réforme, une des plus dures d'Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les séniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l'Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise. Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l'été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires. Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites. Elles décident d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s'ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d'ampleur. 25/06/2010 - LA PLUS GROSSE MANIFESTATION DE L'ANNEE Que ce soit à Paris ou en province, les salariés se sont très fortement mobilisés le 24 juin contre la réforme des retraites. Face à l’injustice de cette réforme brutale, les militants et adhérents CFDT étaient très largement présents dans les cortèges.
« Les chiffres qui nous remontent de toutes les manifestations nous montrent que les deux millions sont certainement atteints, ce qui veut dire que c’est la plus grosse manifestation de l’année. Cela montre que le sentiment d’injustice face à cette réforme brutale monte très fort dans le pays. » Le verdict de François Chérèque est sans appel : les salariés ont répondu en masse à l’appel à mobilisation contre le projet injuste de réforme des retraites présenté par le gouvernement. Pour le secrétaire général de la CFDT, « quand les gens se rendent compte que la communication cache des injustices, inévitablement on a la réaction que l’on a aujourd’hui ». Réforme alternative L’importance de la mobilisation démontre que « les gens ne sont pas résignés », comme semblait l’espérer le gouvernement. Au contraire, « le gouvernement doit se rendre compte qu’il faut une réforme alternative, c’est-à-dire réécrire profondément cette réforme pour qu’elle soit plus juste », assure François Chérèque. Et de préciser : « les gens ne manifestent pas contre le changement mais contre cette réforme injuste ». Prochaine étape pour la CFDT : « peser aussi sur l'étape parlementaire : On va dire à nos militants cet été: allez rencontrer vos députés », explique François Chérèque, avant de conclure : « Les députés, il va falloir qu'ils aillent regarder leurs électeurs les yeux dans les yeux ». 17/06/2010 - François Chérèque voit dans le projet du gouvernement sur la réforme des retraites, "une réforme injuste et à court terme" - Interview Lire la suite 04/06/2010 - Retraite : Huit points clés sur les principaux enjeux de la réforme Lire la suite 18/05/2010 - Retraites
Le document gouvernemental d’orientation sur la réforme des retraites ne propose pas de mesures précises et ne prend pas en compte l’impact de la crise économique. Très attendu, le document d’orientation du gouvernement sur la réforme des retraites, rendu public le 16 mai dernier, a déçu plus d’un observateur. Relativement imprécis, ce texte d’une quinzaine de pages ne permet pas de connaître réellement les intentions de l’exécutif. « Le gouvernement semble aborder la question d’un point de vue comptable, analyse Yves Canevet, secrétaire confédéral chargé du dossier. Et encore, il reste très flou quant aux solutions qu’il envisage. Il évoque notamment le recul de l’âge légal et l’augmentation de la durée de cotisation, mais n’en dit pas plus. De même, il annonce la mise en place d’une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital sans pour autant la chiffrer ni préciser les modalités concrètes d’application. » Pour la CFDT, le dossier doit être abordé de manière beaucoup plus large, en approfondissant notamment la question des solidarités. Il est en effet nécessaire d’identifier les déficits dus à la crise économique actuelle, ceux qui résultent du déséquilibre démographique provisoire lié au baby-boom de l’après-guerre (jusqu’aux années 2030) et ceux qui correspondent à l’allongement de la durée de vie. Selon le rapport du COR d’avril 2010, la crise économique actuelle explique à elle seule près de la moitié du besoin de financement supplémentaire à l’horizon 2020, soit près de 20 milliards d’euros. Ces cotisations manquantes doivent trouver une compensation par de nouvelles sources de financement assises sur tous les revenus, notamment les revenus du patrimoine. De même, le déséquilibre démographique lié au baby-boom nécessite une prise en compte particulière – en augmentant les ressources du fonds de réserve des retraites, qui a justement été créé pour faire face à cette situation provisoire. Des réponses qui risquent de creuser les inégalités « Les travaux du COR ont bien montré qu’à ne jouer que sur les paramètres, on ne règle pas la question, conclut Jean-Louis Malys, secrétaire national. Ce dernier s’étonne tout particulièrement que le gouvernement ne semble pas tenir compte de la crise économique dans ce document d’orientation. Conséquence : « les réponses esquissées dans le document du gouvernement restent imprécises et potentiellement injustes, conclut-il. Il y a un risque de durcir les conditions d’accès à la retraite, de creuser les inégalités, sans pour autant apporter des perspectives aux jeunes générations. » |
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